
Tyrannique
L' ombre se déplace
Se fond dans l' espace
Une sombre menace
Un fauve qui chasse
Des hanches qui balancent
Une démarche qui danse
Le long d' un trottoir
Allume son regard
Il poursuit sa proie
Elle s' affole déjà
Un geste vif et précis
Et la fille s' affaiblit
Il ressent son effroi
Savoure son désarroi
Dans son âme habitée
D' images torturées
Il se laisse envahir
Il peut dès lors agir
Cette fille qu' il entraîne
Sans soucis de sa peine
Au fond d' un tunnel
Est vouée au rituel
Qui permet d' exister
A ce qui reste caché
Et qui conduit sa vie
Au gouffre de la folie
Couché dans son repaire
Dépose sur la pierre
La fille épouvantée
La tache écartelée
Et prépare au prêt d' elle
Ses pinces et ses scalpels.
Sacrilège
Sa vie s' effiloche
Solitaire elle s' accroche
Au bout d' un ciel clair
Un carré de lumière
Juste un bout de rêve
Une pose , une trêve
Dans un vent de déroute
Un océan de doute
Comme le rayon d' un phare
Où son âme s' amarre
Ailleurs tout est fait d' ombre
De débris de décombres
Où s' entassent des heures
A souffrir dans la peur
A entendre ses pas
Et l' horreur de sa voix
Et puis le coeur hagard
Elle laisse au hasard
Le soin d' emporter
Ses jours désabusés
Gouttes de vie qui s' enfuient
Rouges sur un sol gris
La mort s' émacie
Et l' ombre grandi
Au bord de la mort
Elle tremble de tout son corps
Par de là la frayeur
Elle ne sent plus son coeur
Le monstre n' est plus là
Et elle ne le voit pas
Du fond de sa démence
Il sourit en silence
Nuits Sacrifiées
Leurs pieds qui martèlent
Des pistes de pierres
Et c' est comme un appel
Aux démons de l' enfer
Vibration d' ignition
Tentation de passion
Lorsque dorment les anges
Et qu'en réveillent d' autres
Que plus rien ne déranges
Que les hommes se vautrent
Dans l' orgie et le sexe
Paradis a l' index
Où il trouve le bonheur
Au moins pour quelques heures
Célébrer par la danse
Le jour qui est mort
Alimenter sa transe
Au feu des alcools fort
Allumer sa conscience
Aux fumées de traverses
Et son corps et ses sens
Aux images que déversent
Les ombres dénudées
A la nuit sacrifiées.
Désespérance
Il y a des jours et des nuits
Ou la desesperence me suit
Ou les heures tombe et fuient
Comme des gouttes de pluie
Il y a des nuits et des lunes
Ou meme le ciel s' enrhume
En long voile de brume
Qu' aucun astre n' allume
Les jours et les heures
Se passent zet se meurent
Quand le silence lourd pleure
Des larmes sans saveur
A l' aube qui s' éveille
A l' égout de sommeil
Ses poisons vermeils
Où la mort s' emmerveil
Une larme de vin
L' amertume du venin
Mon histoire prend fin
Je vous lègue demain.
Lumières Sombres
Au rythme des lumières qui pulsent
Dans l' air que d' autres gorges expulse
Moiteurs sombres ou balance des ombres
Mon coeur danse et mon esprit tombe
Oublier que l' on est matière
Se fondre dans des battements primaires
Retourner à l' age de pierre
Et donner ses pieds à l' enfer
Laisser son corps vivre sa vie
Sur des musiques qui l' incendient
Dans l' air saturé de la fumée
Laisser son esprit s' évader
Bouger pour sentir que la vie
Est dans la fureur de la nuit
Au rythme des lumières qui pulsent
Au bruit que tout ces baffles expulsent
Couleur de ces transes qui possèdent
Le mouvement auquel mon corps cède.
La vie en noir
Et une neige nacrée
Velours immaculé
Couvre un monde de pervers
Comme un manteau de vair
Les lumières de la ville
S' abritent sous un voile
Etoiles immobiles
Sous un halo de paille
Dans le froid qui descend
Pris sous des files d' argents
Des flots de sentiments
Sombres et inquiétants
De peur qui s' insinuent
Dans les plis de la nuit
Le brouillard qui dilue
Des ombres qui fuient
On sent sourdre une horreur
Drapée d'opacité
Des relents de malheur
Planer dans la cité
Et des sons assourdis
Déformés , innodibles
Véhicules des cris
De voix indescriptibles...
Belle et Seule
Belle et seule aux milieux d un champs
Diaphane, titube en tournoyant
Une fille arrose la terre de son sang
Aux lumières du soleil couchant
Gouttes vermillons s éclaboussent
Ruisseaux d ombres sur son corps blanc
Taches sombres dans le vert ondoyant
Des vagues tendre d un blé de printemps
Elle s épuise ses mouvement
Ralentissent en s amenuisant
Doucement comme en hésitant
Elle s affaisse gracieusement
Ses yeux fixent le ciel rougeoyant
A ses pied un rasoir tranchant
Que le sort a jeté en passant.
Guerriers du passé
Par monts et par plaines
Ils sont légion qui viennent
Le coeur remplis de haine
Et leurs chants les entraînent
Ils battent des tambours
ET les roulements sourd
Rythmes leurs pas lourds
Etre sonnant à l'entour
Ils sont tant de guerriers
De misère affamés
Surgissant du passé
Sur des landes séchées
Ils sortent de leurs tombes
Quand l' obscurité tombe
En vague immonde
Ils sillonnent le monde
Et le temps s' arrête
La vie court à sa perte
Sur une terre déserte
Figée et inerte
Déségration
Des peuples sans nombres
Se perdent et sombrent
Dans l' uniformisation
Des civilisations
Des peuples sans nombres
Se perdent et sombrent
Dans l' uniformisation
Des civilisations
Ils brûlent sans remords
Sur l' autel du confort
Des trésors millénaires
En fumées délétères
Et ils forgent des armes
Pour ennoblir leurs âmes
Dégoulinantes d' argent
Et de faux sentiments
Mais souvent s' indifférent
Aux plaies qu' il génèrent
Et des enfants qui naissent
Dans un monde en détresse
Ou des rivières de sang
Sillonnent les continents
Et passent en polluant
Entre villes et champs
Puis s' abîment en grondant
En vagues de d' océan
Où la lumière irise
Des restes de banquise
Et ils tombent des ombres
Une pluie de décombres
D' univers en errance
Total déliquescence
D' un monde moribond
Où le temps se morfond
Et rêve de sublimer
Ce tas d' absurdités.
Vampyr
Du fond de mes nuits
Qui pour eux sont des jours
Aux creux des abris
Connus depuis toujours
Je rêve d'autres vies
Couchés dans le néant
Car j'ai bu leurs esprits
Et j'ai volé leur sang
Des lambeaux de mémoire
M'alimentent et me ronge
Image d'une histoire
Que je ne vis qu'en songe
Je revois des soleils
Au porte du désert
D'horribles nuits de veille
Dans le flanc des galères
Des bûchers flamboyants
Au pied des cathédrales
Et des foules en rangs
Décimées par les balles
Des instants de passions
Comme des gouttes de lune
Des coeurs a l’unisson
S'étreindre aux bords des dunes
Dans ce corps qui m'étreint
Que j'ai perdu jadis
Dans des temps si lointains
Offert dans un calice
Cadeau d'éternité
Pour les yeux de l'amante
Qui dort à mes cotés
Ni morte ni vivante.
Résurrection
Un homme crucifier
Sur une croix d' acier
Attaché parmi les traîtres
Des êtres deleteres
Le sang jailli des plaies
Une souffrance engendre
Par une vie de meurtrier
Offrant milles macchabée
Il sera assenie
Par tout les conscrits
De coups de bistouri
Tranchant sa peau meurtri
Il se vengera du monde
Tuant en vague immonde
Ressuscitant du bas monde
Pour faire couler le sang qui gronde.
You want death
Dort mon ange dort
Sur l'oreiller glacé
Nimbé de cheveux d'or
Le visage si frais
Juste un peu trop pâle
Le corps recroquevillé
Dans ta robe de bal
Tu es prête a partir
Dort mon ange, dort
Dans un rêve éternel
Aux couleurs dominal
Les saveurs que révèlent
Un cocktail médical
A fermé ton regard
Dans l' ombre d' un sourire
Quelques bonbons épars
..(Ont roulés de ta main).
Dort mon ange, dort
Sur les draps satinés
Tandi qu' un verre de vin
A moitié renversé
Jette en séchant
Au tissus blanc
Pétales d' oublis
Douces larmes de sang
Et ta vie s'enfuit
Dort mon ange dort
D' histoire mon racontée
Qu'en portera l' aurore
Les fées sont sabordées
Dort mon ange dort
Apaise tes souffrances
Les petites pilules d' or
Assure ta dépendance.
Terre ancestrale
Que résonne les cloches
Et que s' ouvre la terre
Déjà la mort s' accroche
Au vibration de l' air
Et emmène avec sois
Jusqu'au fond des enfers
Par la peur et le froid
Dans des rêves où se terrent
Des monstres a demis nus
Dans des festins de rois
Là au bord de la rue
Où personnes n' y croient
Laisse sa faux glisser
Sous un tas de carton
Prendre des corps gelés
Nul ne sait qui ils sont
Mais leurs âmes affamées
Ivres a en mourir
Libre enfin de planer
Voient courir les passants
La camuse après eux
Se fondent dans leurs rangs
Se repaître a l' avance
De ces foules transie
De leurs indifférences
De leurs triste folie
Il court dans l' ingorence
Il court et elle le suit

